Exposition Walter BenjaminWalter Benjamin. Archives. Cette exposition au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (Paris) est consacrée à l’un des philosophes les plus importants du XXè siècle. Né à Berlin en 1892, dans une famille juive, Walter Benjamin étudie la philosophie à l’Université. Il se réfugie à Paris poussé à l’exil par l’Allemagne nazie. En France, devant la menace d’être livré aux nazis et envoyé à la mort, il se suicida à la frontière franco-espagnole le 26 septembre 1940. Outre une présentation traditionnelle d’une figure majeure de la philosophie, l’exposition nous immerge dans la connaissance de sa pensée à travers la présentation de ses archives et nous montre la manière dont le penseur allemand organisait, agençait, préservait et inventait ses propres archives à mesure de ses recherches. Il accordait une grande attention à la mise en forme graphique, à la construction de ses manuscrits. Sa vire durant, Benjamin conserva ses archives et les transmis à certains de ses amis, tel que Gershom Scholem (1897-1982). Il les conserva mais aussi les travailla et les « redistribua » à l’intérieur de ses constructions intellectuelles à de nombreuses reprises. Ce corpus représente des centaines de fiches constituées par des versos de lettres par exemple. L’exposition rassemble des matériaux, des supports, des objets ou des écrits : manuscrits, tapuscrits, cartes postales, carnets de notes, enveloppes, tickets, photographies, coupures de presse, registres, fichiers, répertoires, carnet d’adresses, paperolles… A partir de 1920, Benjamin a une prédilection pour la forme miniature : la micrographie et l’écriture minuscule. On apprend également qu’il tenait depuis la naissance de son fils un carnet sur ses « opinions et pensées ». Ces observations lui servirent sur sa théorie du langage. De même, on découvre un Walter Benjamin collectionneur de cartes postales illustrées et affectionnant les énigmes : rébus, jeux d’esprit ou de langage. Walter Benjamin fut un passionné de littérature française. Il traduisit en Allemand Balzac, Baudelaire et Proust. Il est l’auteur d’un essai historique et social intitulé Paris capitale du XIXe siècle. Son grand œuvre publié à titre posthume en 1955 : L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductivité technique. A Paris, il rencontra la photographe Gisèle Freund, Exposition jusqu’au 5 février 2012 Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme. Hôtel de Saint-Aignan. 71, rue du Temple - 75003 PARIS Le catalogue Walter Benjamin Archives sera publié aux éditions Klincksieck à l’occasion de l’exposition.
Le nouveau musée Courbet : réouverture le 2 juillet prochainAprès 3 ans de travaux, un « nouveau » musée Courbet va ouvrir ses portes à Ornans (Doubs, Franche-Comté). Ses collections vont pourvoir se déployer sur une plus grande surface (2 000 m²) composée de 21 salles d’exposition. Le tout sera mis en valeur par une scénographie soignée. La collection permanente, qui a fait l’objet d’une restauration complète, est composée de 75 œuvres (peintures, dessins, sculptures, lettres, archives) dont 41 peintures et quatre sculptures de Courbet. Elle conserve également des œuvres d’artistes de son entourage : ses premiers maîtres (dont Claude-Antoine Beau), ses amis (Max Claudet, Max Buchon) ainsi que ses élèves et suiveurs (Louis Augustin Auguin, Marcel Ordinaire, Cherubino Pata).
Gustave Courbet dans le jardin de son atelier à Ornans en juin 1864. DR. Extrait du site musee-courbet.fr Le peintre Gustave Courbet est né le 10 juin 1819 à Ornans.Il arrive à Paris à vingt ans et devient, de triomphes en échecs, le maître de l'Ecole Réaliste. Gustave Courbet est issu d’une famille de propriétaires terriens, son père Régis Courbet possède des terres au village de Flagey où il élève des bovins et pratique l’agriculture. Il naît le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs, sa mère Sylvie née Oudot donne aussi naissance à quatre filles. A l'âge de douze ans, il entre au petit séminaire d’Ornans où il reçoit un premier enseignement artistique avec un professeur de dessin disciple de la peinture préromantique d'Antoine-Jean Gros. Ensuite, il entre au collège Royal de Besançon où, dans la classe des beaux-arts il suit des cours de dessins d'un ancien élève de David. À cette époque, Charles-Antoine Flajoulot (1774-1840), ancien élève de Jacques Louis David, était le directeur de l'École des Beaux-Arts de Besançon. Après des études considérées comme médiocres et qu’il abandonne, il part pour Paris vers la fin de 1839. Logé par son cousin Jules Oudot, il suit des études de droit et parallèlement fréquente l’atelier du peintre Charles de Steuben. Son ami d’enfance Adolphe Marlet l’introduit à l’atelier de Nicolas-Auguste Hesse un peintre d’histoire qui l’encourage dans la voie artistique. Courbet se rend aussi au musée du Louvre pour y étudier les maîtres, en particulier les peintres de l’école espagnole du XVIIe siècle Vélasquez, Zurbaran et Ribera. Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l'alchimie visuelle. Il est aussi influencé par les œuvres de Géricault dont il copie une tête de cheval. Il participe à la Commune, dans le courant des idées du philosophe Proudhon. Condamné emprisonné, il s'exile à la Tour de Peilz où il meurt en 1877. Il repose dans le cimetière d'Ornans, proche de sa maison.
|




