André Gide & Paul Valéry, Correspondance : 1890-1942
André Gide (1869-1951), Paul Valéry (1871-1945) : deux « monstres sacrés » de la littérature ont correspondu pendant plusieurs décennies. Malgré leurs différences d’approche de la littérature, malgré leurs divergences, leur amitié a tenu. De cet échange épistolaire rassemblé dans cette nouvelle édition (plus de 600 lettres, dont 176 de plus que dans la précédente édition de Robert Mallet de 1955), on retiendra en premier lieu la place importante ocupée par la correspondance dans leur acte créateur mais aussi comme gage d’une « solidarité » dans les moments de solitude ou de succès. Cette correspondance révèle également deux grands esprits avant leur gloire. Les instructives lettres de jeunesse sont d’ailleurs les plus nombreuses. Sortant de l’adolescence - Ils se sont connus en 1890 par l’intermédiaire de Pierre Louÿs – ils échangent sur leurs lectures et leurs amours : ces deux-là s’impressionnent. Valéry a 19 ans, Gide a 21 ans. Puis le temps passe. Enfin, lire ces pages, nous permet de mieux comprendre les ressorts de l’un et l’autre quant à l’objet premier de leur vie : la littérature. Sous l’influence de Valéry, Gide doute de la littérature ; sous celle de Gide, Valéry s’encourage à écrire et à publier.

André Gide & Paul Valéry, Correspondance : 1890-1942, nouvelle édition établie, présentée et annotée par Peter Fawcett, Paris, Gallimard, Les cahiers de la NRF, 2009, 991 p.



