Maurice Blanchot : Lettres à Vadim Kozovoï
La publication de la correspondance entre l’écrivain et critique Maurice Blanchot (1907-2003) et le poète russe Vadim Kozovoï (1937-1999) suscite l’intérêt à plusieurs titres. Les 186 lettres de l’énigmatique et quasiment inconnu du grand public Maurice Blanchot permettent de mieux "connaître" l'homme derrière l’écrivain qui a refusé tout au long de sa vie d’accorder des entretiens, de laisser paraître des photographies de lui. S’y dévoile ainsi sa profonde amitié pour le dissident Vadim Kozovoï, détenu pendant plusieurs années dans les prisons soviétiques, avant de gagner la France en 1981. Sa famille sera finalement autorisée à le rejoindra en 1985. On y découvre aussi l’intérêt que l’écrivain manifeste continuellement pour la Russie soviétique et sa décomposition historique. Sans oublier des notations sur la littérature russe, la poésie et la traduction (Kozovoï a notamment traduit René Char, Henri Michaux, Paul Valéry, Rimbaud).
Une amitié singulière dans sa forme : sans jamais l’avoir rencontré, ni lui avoir téléphoné, Maurice Blanchot ne cesse de l’aider, de lui prodiguer des conseils, de l’encourager. L’échange épistolaire sera interrompu à la mort du poète russe. Sont également incluses dans l’ouvrage 22 lettres de ce dernier à Maurice Blanchot.
Maurice Blanchot : Lettres à Vadim Kozovoï suivi de La parole ascendante, éd. Manucius, collection Le Marteau sans Maître, juin 2009, 224 p.



